On les appelle « frais de notaire », mais l’essentiel ne revient pas au notaire : la majeure partie part en taxes pour l’État et les collectivités. Avant d’acheter dans l’ancien, mieux vaut savoir à quoi s’attendre pour boucler son budget. Voici le vrai calcul des frais de notaire dans l’ancien en 2026.
Frais de notaire dans l’ancien : combien prévoir ?
Dans l’ancien, comptez environ 7 à 8 % du prix d’achat au titre des frais de notaire. Pour un bien à 250 000 €, cela représente de l’ordre de 18 000 à 20 000 €. C’est une somme à anticiper dès le départ, car elle s’ajoute au prix et n’est généralement pas financée par le prêt immobilier classique.
De quoi se composent réellement ces frais ?
Trois grands postes composent la facture :
- Les droits de mutation (taxes départementales et communales) : c’est l’essentiel, environ 5,8 % du prix, reversé aux collectivités et à l’État.
- Les émoluments du notaire : sa rémunération, encadrée par un barème national dégressif — soit en réalité une part minoritaire du total.
- Les débours et la contribution de sécurité immobilière : les frais avancés par le notaire pour les documents et formalités.
Le détail officiel est consultable sur le site des notaires de France.
Et dans le neuf ?
Bonne nouvelle pour le neuf : les droits de mutation y sont fortement réduits. Résultat, les frais tombent à environ 2 à 3 % du prix. C’est un argument souvent mis en avant pour l’achat en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement), même si le prix d’achat au m² du neuf est généralement plus élevé.
À quel moment paie-t-on les frais de notaire ?
Les frais sont réglés le jour de la signature de l’acte authentique, en même temps que le prix du bien. Le notaire procède ensuite au reversement des taxes. À noter : si une estimation a été un peu surévaluée, le notaire régularise et restitue le trop-perçu.
Peut-on réduire ses frais de notaire ?
Quelques leviers existent, même s’ils restent limités : déduire la valeur du mobilier (cuisine équipée, meubles) du prix retenu pour le calcul, ou négocier une légère remise sur les émoluments au-delà d’un certain montant d’achat. Sur les droits de mutation, en revanche, aucune marge : ce sont des taxes.
Pourquoi bien anticiper ces frais ?
Oublier les frais de notaire, c’est risquer de voir son plan de financement déraper. Ils font partie intégrante de l’enveloppe globale et conditionnent souvent le montant de l’apport nécessaire. Mieux vaut donc les calculer avant même de faire une offre.
Calculez vos frais de notaire
Pour une estimation immédiate et personnalisée, utilisez notre calculateur de frais de notaire. Pensez aussi à vérifier votre capacité d’emprunt et, si vous vendez pour acheter, à faire estimer votre bien actuel pour boucler votre plan de financement.
Exemple de calcul pour un achat à 250 000 €
Pour un bien ancien acheté 250 000 €, les frais de notaire avoisinent 18 000 à 20 000 €. Dans le détail : environ 14 500 € de droits de mutation (les taxes), de l’ordre de 2 500 à 3 000 € d’émoluments de notaire, et quelques centaines d’euros de débours et de contribution de sécurité immobilière. La part qui revient réellement au notaire est donc minoritaire.
Frais de notaire : qui paie quoi ?
Sauf accord particulier, c’est l’acheteur qui règle les frais de notaire, en plus du prix du bien. Le vendeur, lui, supporte d’autres frais (diagnostics, éventuelle commission d’agence selon le mandat). Bien distinguer ces charges évite les mauvaises surprises au moment de la signature.
Peut-on inclure les frais de notaire dans son prêt ?
En théorie, les banques financent le prix du bien, et l’acheteur apporte les frais de notaire. Mais selon votre profil, certaines banques acceptent de financer un achat « frais inclus », voire à 110 %. Tout dépend de votre apport et de la solidité de votre dossier. D’où l’intérêt de bien préparer son plan de financement en amont.
Frais réduits : les cas particuliers
Au-delà du neuf, certains achats bénéficient de droits réduits : notamment l’acquisition d’un terrain à bâtir dans certains cas, ou des dispositifs spécifiques. Ces situations restent particulières : en règle générale, raisonnez sur la base de 7 à 8 % dans l’ancien.
FAQ : frais de notaire dans l’ancien
Combien coûtent les frais de notaire dans l’ancien ?
Environ 7 à 8 % du prix d’achat, dont la plus grande part correspond à des taxes pour l’État et les collectivités.
Les frais de notaire sont-ils négociables ?
Très partiellement : seuls les émoluments du notaire peuvent faire l’objet d’une légère remise au-delà d’un certain seuil.
Pourquoi les frais sont-ils plus bas dans le neuf ?
Parce que les droits de mutation, qui représentent l’essentiel des frais, y sont fortement réduits.
Quels sont les frais de notaire pour un achat à 250 000 € ?
Environ 18 000 à 20 000 € dans l’ancien, dont la majeure partie correspond à des taxes.
Qui paie les frais de notaire, l’acheteur ou le vendeur ?
C’est l’acheteur qui les règle, en plus du prix du bien, sauf accord contraire.